La ville de Mauriac doit son origine à un monastère fondé en 560 par Sainte-Thodechilde, petite fille de Clovis. L’église Notre-dame-des-Miracles, élevée au rang de basilique en 1921, a survécu à ce complexe monastique. C’est l’un des plus beaux édifices romans de la Haute-Auvergne.
Chalvignac - Saint-Martin
L’église Saint Martin de Chalvignac dépendait, depuis le début du XVème siècle au moins, de l’abbaye de Beaumont en Basse Auvergne. Le portail est le seul élément roman décoré de l’église. A l’archivolte du portail court un bandeau garni de boules, éléments classiques du décor roman mais assez rares ici où l’on trouve presque partout une torsade.
Ancienne dépendance de l’abbaye Saint Pierre de Mauriac, cette église conserve une cuve baptismale circulaire à entrelacs (trachyte, XIIème siècle).
Jaleyrac - Saint-Martin
Cette église à nef unique et coupole sur pendentifs se distingue par les pentures de son portail occidental.
L'édifice est roman dans son ensemble. Au XVème et XVIème siècle on y a cependant ajouté trois chapelles latérales et une sacristie qui lui donnent l’aspect d’une croix latine. Le chevet mérite un détour.
Édifice datant apparemment du XVIIIème. Un clocher à peigne à quatre ouïes surmonte une façade ornée de sculptures néo-classiques de 1776.
L’église de St-Cernin est une rude construction en lave, à nef unique, agrémentée d’un porche méridional et d’un cloche à peigne. Son intérêt majeur tient dans une série de modillons où les motifs à copeaux alternent avec des détails du bestiaire.
Ensemble d’origine romane dont l’histoire remonte au XIIème siècle. Au XIXème siècle, la démographie galopante réclame des lieux de culte plus vastes. Une mode aurillacoise voulait alors que l’on transforme les chapelles latérales en faux « bas-côtés », quitte à ajouter les travées manquantes.
Reflet d’une histoire tourmentée, ponctuée de pillages, d’épidémies, de guerres, l’architecture des églises rurales de Haute-Auvergne est le fruit d’une multitude d’ajouts et de reconstructions. L’église d’Ally en est un exemple frappant.
Abbaye bénédictine de femmes fondée en 1100 à l’emplacement de l’antique ermitage de Saint Till ou Théau (659). L’église abrite une nef de trois travées, avec coupole sur trompes et trois absides échelonnées.